Nicolas de Koh-Lanta: «On n’est jamais préparé à la notoriété»

Nicolas Van Brabandt, jeune papa de 36 ans, est un véritable ambassadeur du Pays Noir. Malgré le succès, acquis grâce à ses exploits dans l’émission, ce Marcinellois garde sa simplicité, valeur typiquement carolo. S’il est bien conscient de sa chance, l’homme mesure que cette reconnaissance n’est pas une fin en soi.

Qu’est-ce qui amène un commercial en énergie d’une trentaine d’années à participer à une folle aventure? Le goût du risque, l’envie de se surpasser, le besoin d’un nouveau défi? Un peu de tout cela si l’on en croit Nicolas. «Le déclic était là cette fois alors j’ai postulé. Je suis un fan absolu du concept depuis longtemps. Cette culture de l’effort, c’est vraiment mon style de vie.» Si ses parents et sa compagne étaient stressés à l’idée de le voir participer, ces derniers ne voulaient pas non plus lui couper l’herbe sous le pied.

Depuis, il a crevé l’écran et plus aucun Carolo, ou presque, n’ignore son nom. Avec le risque de prendre le melon? «Absolument pas. Je ne suis pas le coq dans la basse-cour, la vie continue même si j’ai vécu un rêve éveillé. Certes, cette expérience me permet de surfer un peu sur la vague et d’envisager de nouvelles opportunités, il faut le reconnaître. Néanmoins, je reste très calme par rapport à tous ces aspects.»

Apprendre à vivre avec

D’ailleurs, il n’était pas spécialement goupillé pour se retrouver sous les feux des projecteurs. «On n’est jamais préparé à la notoriété. Sans m’en rendre compte, je suis devenu un personnage public. Au fil des épisodes, les gens se sont passionnés autour de mon parcours. J’ai dû faire face à un afflux de demandes d’autographes, tout le monde veut un selfie en ma compagnie. C’est super sympa mais je ne m’y attendais vraiment pas», révèle-t-il avec le sourire.

Véritable baroudeur dans l’âme, il a été confronté à des remarques parfois acerbes sur les réseaux sociaux. «En effet, certaines personnes, pour d’obscures raisons, se sont montrées méchantes. Je ne sais pas si c’est de la jalousie ou de la bêtise mais je n’ai pas surenchéri, cela ne rime à rien. L’enthousiasme de mes amis me suffit. Il faut un peu se blinder et ne pas se montrer amer», philosophe Nicolas.

Se forger un mental d’acier

Koh-Lanta c’est aussi une belle leçon pour appréhender les épreuves de la vie. «Clairement, à la télé c’est résumé, on ne voit qu’un tout petit bout, mais c’est terriblement éprouvant comme expérience. Une fois, j’ai eu le moral dans les chaussettes et j’ai dû puiser dans mes ressources pour rebondir. Mon petit garçon de 4 ans me manquait tellement, c’était si dur de n’avoir aucune nouvelle.»

Cependant, Nicolas a clairement plus d’une cartouche dans son sac. «Dans ce genre de moments, on apprend à se serrer les coudes, à se motiver en équipe et même à ne pas manger durant 10 jours», glisse-t-il le regard malicieux. «Cette épopée demande une forte capacité d’adaptation et des aptitudes relationnelles évidentes. J’en ressors plus fort», clame notre héros carolo.

Peut-être pas assez préoccupé par la tactique, il n’a aucun regret. Si ce n’est un petit… «Pour ne rien cacher, le retour a été difficile, question acclimatation. Malgré les difficultés, je revenais d’une île paradisiaque. C’était l’évasion totale, le retour a été plus difficile que prévu.» Nicolas est devenu un personnage admiré. Il a même promis de faire visiter Charleroi à ses complices français en guise de remerciement envers sa cité qu’il aime tant !

SP