«Les profs ne devaient pas avoir le même humour que moi»

Jean-Michel Zecca

Jean-Michel Zecca n’est plus à présenter. Et pour cause, cela fait bientôt 30 ans que le Carolo a pris place dans les studios de radio comme au petit écran. Le septante et un, #90minutes, Hôtel romantique… l’un des animateurs préférés des Belges est sur tous les fronts. Cap sur le parcours d’un élève à la scolarité difficile qui a baigné très tôt dans le monde de la radio.

D’origine italienne, Jean-Michel Zecca habite à Châtelineau  jusqu’à ses dix ans avant de rejoindre Gerpinnes là où habite d’ailleurs toujours sa maman. Commence alors sa valse dans les différents établissements scolaires de la région alors que sa mère est inspectrice scolaire. «Je me suis fait virer de deux ou trois écoles, les profs ne devaient pas avoir le même humour que moi !», lance-t-il avec un sourire en coin.

Paradoxalement, c’est grâce à son parcours scolaire que l’animateur carolo va entrer pour la première fois en contact avec la radio. «à l’Athénée de Châtelet, je passais le plus clair de mon temps dans le couloir. Un jour, un professeur que je ne connaissais pas m’a proposé de le suivre pour découvrir ce qu’il appelait la médiathèque où certains jeunes faisaient de la radio», se souvient-il. «J’ai donc rejoint l’équipe. On s’occupait d’une émission qui passait tous les midis dans le réfectoire».

Un jour, alors qu’une parodie va un peu trop loin, la direction décide de ne plus diffuser les animateurs en herbe. «Le lendemain matin, une grosse partie des élèves s’est mise en grève. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé la force de la radio. C’était exactement ce que je voulais faire de ma vie !».

Le Carolo prend alors du service sur RMS, une petite station de Châtelineau. Son ascension se fera ensuite avec des passages sur SIS, Nostalgie, Chérie FM et NRJ Belgique où il animera le tout premier 6-9.

En 1998, sur les conseils de l’animatrice Bérénice, il se rend à un casting de RTL-TVi pour l’émission «Ça alors». En découleront un poste de chroniqueur, un contrat à Bel RTL et le début d’une Zecca story. C’est d’ailleurs à ce moment-là que l’animateur quitte Charleroi pour Bruxelles.

Que ce soit sur petit écran ou à la radio, on peut citer quelques-unes de ses émissions telles que Le Triangle des bermudas, Va y avoir du sport, Si c’était vous ?, Beau Fixe, Départ immédiat, Fort Boyard, Le septante et un, Ça ne manque pas d’airs, etc.  Le 5e animateur préféré des Belges en 2017 a également toujours apprécié le sport grâce à la passion de son père pour les grands événements sportifs. Il animera deux saisons de la Ligue des Champions de 2000 à 2002.

Malgré ses piges de plus en plus fréquentes sur RTL France, l’ouverture d’un restaurant à Waterloo et un déménagement tout récent en périphérie bruxelloise, Jean Michel Zecca n’en oublie pas ses origines. «J’y retourne encore fréquemment pour voir ma mère ou le Sporting de Charleroi». «J’aime vraiment le tempérament des Carolos, cette façon qu’ils ont de ne pas se prendre la tête», conclut-il.

À tout juste 50 ans, la bête de travail qu’il est n’en a pas fini de nous surprendre mais pas question pour autant de déjà parler d’une deuxième saison d’Hôtel Romantique. D’abord, «on profite».

Benoît Dekeyzer

Jean Michel Zecca se fait quizz’iner

Endroit préféré à Charleroi?
À Montignies-sur-Sambre, chez Stasi ! C’est un restaurant grec où les brochettes de porc sont à tomber. Je connais la famille depuis mes 6 ans et je pense que j’y ai déjà ramené la moitié de Bruxelles.

Une devise ?
On en veut toujours plus mais il faut parfois être content de ce qu’on a déjà fait donc je dirais :
«Contente-toi de ce que tu as accompli».

Plat préféré ?
Des tagliatelles sauce ragù à l’italienne.

Sport pratiqué ?
Du tennis mais pas assez à mon goût.

Un jour sur le grand écran ?
Non, je ne pense pas. J’ai fait un peu de théâtre avec Bérénice et je me suis rendu compte que j’aimais bien mais que j’étais vite lassé de répéter tous les soirs la même chose.

Boisson préférée ?
Je dirais le Negroni (NDLR : Gin-Campari-Vermout) mais sinon, il y a aussi le Ricard. J’ai une tradition qui veut que je n’en boive pas en hiver. Je prends mon dernier Ricard au mois de septembre et mon premier après Pâques. Quelle jouissance d’en profiter au retour des beaux jours.

Sporting d’Anderlecht ou Sporting de Charleroi ?
De Charleroi bien sûr ! Dès que je peux, je vais au stade rendre visite à Mehdi Bayat et à toute la bande qui sont devenus de bons amis.

B.D.