Les Marie Claire revisitent les années 30

L’accordéon évoque cette période. © D.R.

C’est un collectif hutois follement drôle. Dans la bonne humeur, les Marie Claire font revivre les années 30. Il suffit d’un prénom, composé, féminin : «Marie Claire » et d’emblée, les yeux de Frédéric Dubois pétillent.

Il y a quelques années, ce passionné d’histoire et son épouse créent un groupement un peu différent. «À notre rencontre, nous faisions partie d’un groupe de reconstitution historique sur les années de guerre. Il s’agissait d’évocations essentiellement militaires. De là, nous est venue l’idée de créer notre propre collectif, mais civil. Nous avons souhaitions mettre à l’honneur les années 30, et plus précisément la décennie qui court de 1936 à 1947.»

Les robes raccourcissent

Avec un enthousiasme tout aussi marqué, Frédéric Dubois rappelle que 1936 est une date importante, celle des tous premiers congés payés. «Cette avancée syndicale va être déterminante à bien des égards. Pour la première fois, des millions de personnes peuvent s’offrir quelques jours de vacances. Les effets vont être immédiats. Sur la mode notamment. Les robes vont se raccourcir, jusqu’au-dessus du mollet. Les coiffures vont se faire plus courtes, le maquillage moins prononcé. Notre collectif est réservé exclusivement aux femmes. Nous tenons à la véracité. Les robes portées par les membres de notre collectif sont de véritables robes des années 30 ou recréées sur base de vrais patrons de 1930 et cousues sur des machines d’époque. Notre groupement se penche sur tous les aspects de la vie quotidienne de cette folle décennie. La musique par exemple. Nous sommes, pour l’instant, en train de terminer le tournage d’un clip vidéo qui met en scène le grand succès de 1942, «Mon amant de Saint Jean ». »

Des recettes d’époque

Un autre aspect sur lequel se penche grandement le collectif des Marie Claire est la gastronomie. «Nous sommes à la recherche de recettes de l’époque. Il faut savoir que les années de guerre ont mis en avant une nouvelle façon de cuisiner. Il ne fallait plus rien jeter. Par exemple, toutes les épluchures de légumes se récupèrent. Mieux encore, on découvre des légumes jusque-là réservés au bétail : le rutabaga, le panai, le topinambour… Nos membres sont de tous les âges, alors il y a des échanges parfois follement drôles. Les dames qui ont connu la guerre vont parler de ces légumes comme des «légumes du pauvre », alors que pour les plus jeunes, il s’agit de «légumes oubliés », terriblement tendances. Pour l’heure, nous travaillons sur quelques événements qui vont voir le jour courant 2019. Mais… il est encore un peu tôt pour vous en dire davantage »

L.M.