La troisième langue, c’est du Chinois

L’Athénée royal Ernest Solvay proposera, dès la rentrée de septembre, des cours de Chinois, en 5e et en Rhéto.C’est la deuxième économie de la planète, le pays le plus peuplé et la langue maternelle la plus parlée sur Terre : la Chine est devenue incontournable et Charleroi « ne doit pas rater le coche », comme le résume le préfet des études de l’Athénée royal Ernest Solvay, Daniel Debiesme.

Ce dernier a dès lors décidé d’agir à son niveau, en mettant en place un cursus de chinois, dès la 5e année secondaire, en troisième langue, à raison de quatre heures par semaine. « Au même titre, donc, que l’Espagnol ou l’Allemand, langue germanique pour laquelle nous constatons d’ailleurs une désaffection constante ». Daniel Debiesme l’avoue : « Je suis aussi très sensible, à titre personnel, à la philosophie chinoise, à l’approche du bien-être mais aussi à la richesse du dialogue et à la force de travail de cette culture ». Solvay sera, une fois la formation entamée, l’un des deux seuls établissements, avec une école d’Ottiginies, à proposer des cours de Chinois en Fédération Wallonie-Bruxelles.

L’Athénée royal Ernest Solvay

Une initiative qui se justifie par le contexte que vit Charleroi depuis plusieurs années : l’entreprise Alstom est sans cesse en recherche de collaborateurs avec des notions de Chinois, la compagnie Air Belgium, aujourd’hui en suspens, a relié l’aéroport carolo à celui de Hong-Kong pendant plusieurs mois et l’ancien site de Caterpillar va être prochainement occupé par une société chinoise de véhicules électriques. « La Ville de Charleroi organise déjà, en Promotion sociale, des cours du soir de Chinois », rappelle le préfet, qui  épingle : « L’enseignant qui donne ces cours de Promotion sociale travaille en fait dans nos murs. Ce sera donc lui qui assurera les heures de cours, dès septembre ».

Si l’engouement des élèves devait être au rendez-vous, Daniel Debiesme a de quoi se rassurer : « Nous avons également reçu la candidature d’un autre prof de Chinois, le cas échéant ». L’Athénée a besoin de huit inscrits pour pouvoir ouvrir la section ; l’enjeu est réel car l’équipe éducative avait caressé l’espoir de démarrer en cette année scolaire-ci. « Mais nous n’avons eu que deux élèves intéressés, en septembre dernier », concède le préfet des études. Il insiste aussitôt : « Deux ans de Chinois, en 5e et en Rhéto, ce n’est évidemment pas suffisant pour réellement savoir parler la langue mais c’est bien assez pour assimiler de bonnes bases et déjà pouvoir affirmer sur son CV que l’on a des notions de Chinois. Et ça, à notre époque, c’est un vrai plus pour le reste de la vie active de nos jeunes ».

SebG