Good Move: la success story (vitaminée) de deux étudiants de l’UNamur

Lucas et Brieuc

Lucas et Brieuc, deux étudiants en sciences économiques et de gestion à l’UNamur, respectivement originaires de Gerpinnes et de Huy, ont commercialisé depuis mai 2018 leur gamme de jus de fruits et légumes «Good Move».

«Nous créons tout nous-mêmes. Seul le traitement par haute pression des fruits et légumes bio, qui permet d’en garder toutes les vitamines et de conserver les boissons trois semaines, est sous-traité à un laboratoire de la Région wallonne», explique Lucas, le fondateur de l’entreprise.

C’est après avoir regardé un documentaire que le Gerpinnois s’est découvert une passion pour les jus. «J’ai remarqué qu’avec la vie étudiante, je ne m’alimentais pas très bien et que je ne bougeais pas assez», confie Lucas. «J’ai donc essayé de manger sainement, mais sans succès… Et puis un jour j’ai regardé un documentaire sur un homme qui a bu des jus pendant deux mois [NDLR: «Fat, sick and Nearly dead» de Joe Cross, diffusé sur Netflix]. Je me suis dit que c’était génial».

Pour ses 21 ans, les parents de Lucas lui offrent une centrifugeuse. Mais rapidement, celui-ci se rend compte que les préparations sont longues. Il cherche alors, en vain, à acheter des jus tout faits de la même qualité dans le commerce. Il n’en fallait pas plus pour qu’il lance sa propre affaire. À ce moment, Brieuc, le créatif, le rejoint pour assurer le design et le marketing.

« Au plus tôt au mieux »

Les deux amis de 24 ans n’ont pas hésité à se lancer dans le commerce malgré leur jeune âge. «Nous avons tous les deux la même philosophie, « au plus tôt au mieux». Actuellement, nous sommes libres, sans loyer, sans contraintes qui pourraient nous empêcher de prendre des risques», précise Lucas.

Ils ont pu également compter sur les conseils de leurs professeurs et de Linkube, l’incubateur d’entreprises étudiantes en province de Namur. Surtout, ils se sont vus accorder la confiance de 189 contributeurs à leur crowdfundig, pour un total de 16.423 €, qui leur a permis de lancer la commercialisation du produit.

«Nous sommes désormais présents «Au p’tit Gourmand», ce qui est une fierté en tant qu’étudiant namurois, mais aussi chez «Assaisonnez-moi», «L’empreinte Belge», «L’Arsenal» et des cantines d’entreprises», sourient les fondateurs qui veulent d’abord se développer dans la capitale wallonne avant de voir plus grand.

V.D.